Bien que l'Europe ait subi la plus belle coupure de courant depuis 30 ans, les lignes à haute tension qui relient le centre EDF de Dambelin à Sierentz entre Mulhouse et Bâle font l'objet d'une surveillance toute particulière, car tous les dix ou quinze ans la vérification et les travaux s'imposent. Sécurisation accrue par la dernière tempête historique. Depuis quelques semaines, l'équipe de la société internationale Cégelec de Laxou, en banlieue nancéenne, entre autres spécialisée pour l'entretien des lignes EDF, a pris en main la sécurisation de 22 pylônes d'une ligne de 400 000 volts. Bien que ces armatures métalliques soient dans des conditions actuelles de sécurité, vingt pylônes seront rénovés et deux seront matériellement entièrement restructurés, prévention et sécurité obligent.
Ferme du sabotier à l'heure européenne
Sous le fort historique du Lomont, les agriculteurs de la ferme du sabotier vivent à l'heure européenne. Chemin qui rappelle les pistes tracées et réalisées par l'armée de libération, engins de levage qui imposent 80 et 60 tonnes, car il faut suspendre les câbles existants et réaliser l'échange des pylônes. Au « sabotier », on a droit à l'ensemble des travaux, chemin, montage au sol, soudure, déboulonnage et boulonnage, travail d'acrobate, feu de bois… et la bonne humeur des solides gaillards venus de Nancy, Arras… et d'autres contrées qui admirent le paysage franc-comtois et la gastronomie au Pays du Doubs chez un certain Ludo à Pont-de-Roide.
Une équipe style commando
En cet automne clément, il faut une semaine pour refaire complètement la structure d'un pylône. Le commando emmené par Daniel Mennumi et Patrick Delattre a en charge la totalité des travaux, comme trouver les bûcherons, le matériel afin de mettre en place le chemin d'accès, les grutiers… Une partie de plaisir pour ces spécialistes de « l'entretien du matériel qui transporte 400 000 watts ». Éric, Thierry, Bruno, Philippe, Jean-Marc, Sébastien, Aurélien, Cédric, « le Gaulois » Galou… seront d'actifs voltigeurs entre les pylônes jusqu'à fin novembre, si la neige et les grands froids n'ont pas raison de leur invincible volonté à se réchauffer avec nos produits du haut Doubs.











