Retour à la Une du jour
Recherche aujourd'hui :

Edition du mercredi 8 novembre 2006

La ligue 1 en direct
Journal du jour
A la une
Monde et France
Magazine
En allemand
Alsace
Région
Sports
Strasbourg
Sélestat
Ste-Marie-Mines
Colmar
Thann
Guebwiller
Mulhouse
Altkirch
Saint-Louis
Franche-Comté
Région
Sports
Belfort
Doubs
Haute-Saône
Météo
Semaine
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Cette partie est payante

Le blog de la rédaction

Objectif photos

Le guide TV

Supplément Habitat

Billetterie

Journal des Enfants

 

A la une / Région / Page 1 / Article
Augmentez la taille du texteDiminuez la taille du texte

Trois questions à Didier Comès : « Un exercice éprouvant »

Didier Comès, 64 ans, est né en Belgique, à Sourbrodt. Entre un père parlant allemand et sa mère français, il se définit comme un « bâtard de deux cultures ». Sorti de l'école à 16 ans, il vient tard à la BD. En 1975, il écrit L'Ombre du corbeau, publie Silence en 1980, qui le consacre et pour lequel il abandonne la couleur.

Quel regard rétrospectif portez-vous aujourd'hui sur votre oeuvre, riche et dense ? Je suis comme tous les auteurs, je crois : j'ai toujours cherché à dessiner d'abord ce qui pouvait me plaire à moi, personnellement. Ce qui n'empêche pas, ensuite, de devoir tenir ses promesses vis-à-vis de tous ceux qui sont venus vers vous. En ce qui me concerne, je crois les avoir à peu près tenues. Même si le plus difficile, en vieillissant, reste sans doute de parvenir à se satisfaire soi-même.

Comment l'expliquez-vous ? Par la perte d'une certaine insouciance, je crois. Lorsque je me suis lancé autrefois dans Silence, avec pour seul horizon visible les 120 pages que Casterman attendait, c'était une liberté totale, fabuleuse. Et quand l'album est sorti, pendant longtemps je n'ai pas été réellement conscient de sa réussite - si tant est qu'on puisse parler de réussite. J'ai traversé les événements de cette époque de ma vie avec une spontanéité que, probablement, je n'ai plus jamais retrouvée ensuite.

Et aujourd'hui, avec Dix de Der ? Je suis très satisfait de cet album. Je le trouve très riche, parce que j'y ai mis toute l'énergie, toute la sincérité dont je me sentais capable. Mais je peux vous garantir que c'est aussi mon album le plus riche en remises en cause, en difficultés, en efforts sur moi-même et en questionnements divers ! Plus que jamais, je mesure à quel point tout travail de création, pour peu qu'on le fasse avec honnêteté et lucidité, est une vraie mise en danger : on y côtoie en permanence sa solitude, sa vulnérabilité et ses propres limites. C'est un exercice éprouvant.

Propos recueillis avec la complicité de Nicolas Finet

Imprimer
Réagir
Envoyer
Photo(s) de l'article
Agrandir l'image

Didier Comès a grandi à l'ombre de l'école belge.DR

Article(s) de la page

Petites lectures

Les Pétanqueurs.- Les éditions Bamboo continuent leur chemin dans la bonne humeur avec cet album. Une partie de pétanque qui fleure bon l'anisette, sur fond de cigales et de mauvaise foi. Bravant le cagnard, ...



Renaissance Corto Maltese dans la poche

Après Tintin, Casterman sort les aventures de Corto Maltese dans un nouveau format, le 14,5 x 21,2 cm. Ce qui permet aussi de redécouvrir le beau marin ténébreux de feu Hugo Pratt. Qui est donc Corto ...



L'intro Par Capitaine Ka Voir Venise

Parler de Hugo Pratt donne envie de revoir Venise, sa ville natale. Sous les pas de Corto ou Pratt, difficile de saisir le vrai du faux. À ce moment de l'année, les eaux de l'Adriatique montent au point ...



Conflit Dernière partie de cartes à l'humour noir

Les histoires fortes de Didier Comès, ses créations poétiques, ses développements oniriques parlent d'eux-mêmes. Leur lecture, et leur relecture, est toujours un réel moment de bonheur. Ce qui fait qu'on ...



La série

La balade de la mer salée. Sous le signe du capricorne. Toujours un peu plus loin. Les Celtiques. Les Éthiopiques. En Sibérie. Fables de Venise. La maison dorée de Samarkand. Tango. Les Helvétiques. Mù. ...



L'actu Illzach 22e Bédéciné

Samedi 11 et dimanche 12 novembre a lieu la 22e édition du festival de Bande dessinée d'Illzach, sous la présidence de Raoul Cauvin, premier scénariste à présider Bédéciné. Il sera accompagné du dessinateur ...



Coup de coeur

Un nouveau magazine vient de voir le jour, pour les 8-12 ans, voire plus, pour les passionnés d'Arthur et les Minimoys, de Luc Besson. Chaque mois, 34 pages de BD, celle du roman, réalisée par N'Guessan ...



Services

Le futur site

- Kiosque à journaux
- Archives
- Classements tennis
- natation 2007
- Location vacances
- Météo
- Qualité de l'air
- Charte faits divers
- Communiqués
- Journal des enfants
- Contacts
- Plan du site
- Groupe de presse
- Antivirus
- Billetterie
- Internet gratuit
- Fonds d'écran
- Newsletter
- Bourse en direct
- Dans les salles
- Mots croisés
Petites annonces
- Passer une annonce
- Carnet du jour
- Annonces légales
- Offres d'emploi
- Marchés publics
- Formation
Dossiers spéciaux
- Présidentielle 2007
- Melbourne 2007
- Fessenheim, 30 ans
- Journaliste d'un jour
- Au fil du Rhin
- Neige en mars
- Référendum 2005
- 60 ans d'histoire
- Bien se conduire
- Elections 2004
- Envie d'agir
- Laïcité en débat
- Guide mode
- Entreprise 68
- Le prix de l'eau
- Impôts locaux
- Impôts sur revenu
- Votre Habitat
- Mariage
A suivre
- Blog de la rédaction
- Blog Eurockéennes
- Objectif photos
- Page des enfants
- Culture Quiz
- Tiercé
- Tous nos dossiers
Thématiques
- Jeux vidéo
- Cinéma
- Le site
- Moto
- Auto
- Multimédia
- Lire
- Musique
- Histoire