Les trois villes de la vallée de la Weiss (Ammerschwihr, Kaysersberg et Kientzheim) ont célébré ensemble ce dimanche le 62e anniversaire de la Libération à Ammerschwihr.
Les cérémonies de la Libération de la vallée de la Weiss, ont débuté dimanche, par la messe dite par le curé-doyen Alain Aubry. Devant le monument aux morts ensuite, entouré d’un impressionnant cortège de seize porte-drapeaux, le sous-préfet Michel Paillissé accompagné des trois maires (respectivement Jean-Marie Fritsch, Henri Stoll et Roger Schmitt) a déposé une gerbe tout comme l’amicale des anciens de la 5e DB. Un détachement de la CCL du 15/2 sous les ordres du lieutenant Wiatrowski rendait les honneurs . Accompagné par la clique des sapeurs-pompiers de Riedwihr et de la musique municipale, le défilé a emmené ensuite le cortège à l’entrée sud de la ville (là même où il eut un combat de chars avec la mort des deux chasseurs d’Afrique Maurice Besombes et Constant Brunet) pour l’inauguration de la place et de la stèle des Incorporés de force.
En effet « 137 jeunes d’Ammerschwihr ont dû revêtir un uniforme qui n’était pas le leur et se sont sacrifiés pour préserver leur famille, 43 tués ou disparus ne sont pas revenus», souligna Jean-Jacques Schielé, président fondateur de la section locale de l’ADEIF. Devant une foule importante, où on notait également la présence du député Jean-Louis Christ, du conseiller général Guy Daesslé, le sous-préfet et le maire Jean-Marie Fritsch ont dévoilé le nom de la place, tandis que Jean-Jacques Schielé et Me Yves Muller, président départemental de l’ADEIF dévoilaient la stèle dédiée aux « Malgré-nous ». Me Muller a souligné «combien il était important de se souvenir de ce drame vécu par plus de 130 000 alsaciens-mosellans des classes 1906 à 1928, dont 40 000 ne sont pas revenus». Maurice Spettel et Maurice Ellenbach, deux fils de Malgré-nous, ont ainsi égrené la liste des 43 incorporés de force d’Ammerschwihr disparus. La musique municipale a interprété le chant des Malgré nous, puis une vibrante Marseillaise entonnée par tous. À l’hôtel de ville, le sous-préfet a encore remis la croix du combattant et la médaille commémorative d’Algérie à Désiré Valentin et Gilbert Girard, président de l’UNC Colmar, a épinglé la médaille du mérite UNC bronze à Xavier Schoech.
Le maire Jean-Marie Fritsch a rappelé la disparition le 27 octobre dernier à l’âge de 93 ans du général Gaillard de Saint-Germain, libérateur de la ville à la tête du 4e escadron du 1er Régiment de chasseur d’Afrique. Enfin, le conseiller général Henri Stoll a évoqué ses souvenirs personnels et le dilemme de tous ces jeunes Alsaciens qui ont dû porter le casque allemand bien malgré eux.











